Les idées sont à l'épreuve des balles.
Et si je pleure, ne te demande pas pourquoi.
Approche et cueille mes larmes au creux de tes doigts,
mon corps échoué au creux de tes bras, mon âme enfermée au creux de ses draps de silences.
Et si je pleure, ne me demande pas pourquoi.
Tu réponds à une de mes questions muettes,
de celles qu'on n'entend pas,
de celles qu'on ne s'explique pas, de celles qu'on comprend sans même saisir pourquoi on y pense.
Car mes larmes s'écoulent, sans un bruit.
Et je pleure un visage comme on tourne une page,
sans me consoler jamais des mots qu'on aurait voulu lire
sans me consoler jamais de ce que j'aurais voulu lui dire
qui aurait pu peut-être faire fleurir un sourire
sur cette bouche que je voulais embrasser.
Car mes larmes s'écoulent, sans un bruit.
Et je pleure ton visage comme on tourne une page,
regrettant toujours les bulles de plaisir, de désir et de rire
regrettant toujours les soupirs, les sourires, les délires
qui m'ont donné l'envie de commencer à vivre
pour ce regard où je pensais m'embraser.
Car je pleure sans comprendre pourquoi coulent mes larmes
et mes mots n'y pourront rien changer
car je pleure en pensant à ce doux visage d'ange
et tous ses beaux sourires à moi destinés
Car je pleure aux souvenirs de ces moments intenses
et de leur tendre témérité
car mon coeur saigne, car mon coeur saigne tant que j'en pleure de douleur et d'ennui.
et de cet ennui je crains l'oisiveté
Car mon coeur sait, car mon coeur sait, lui, que je pleure d'envie.
et que paupières closes veut dire tes yeux qui brillent.
Pourquoi suis-je triste, si triste, si triste qu'à l'intérieur, l'âme m'en flétrit ?
Pourquoi suis-je heureuse, si heureuse, si heureuse qu'à l'intérieur, le coeur m'en périt ?
Pourquoi dois-je encore croire aux chimères de mes envies ?
Pourquoi dois-je encore croire aux chimères de mes envies ?
